Jean de la Lune
Jean de la Lune
Chanson enfantine
Par une tiède nuit de printemps,
Il y a bien de cela cent ans
Que sous un brin de persil sans bruit
Tout menu naquit
Jean de la Lune, Jean de la Lune !
Il était gros comme un champignon
Frêle, délicat, petit mignon
Et jaune et vert comme un perroquet
Avait bon caquet,
Jean de la Lune, Jean de la Lune !
Pour canne, il avait un cure-dents
Clignait de l'œil, marchait en boitant
Et demeurait en toute saison
Dans un potiron
Jean de la Lune, Jean de la Lune !
On le voyait passer quelquefois
Dans un coupé grand comme une noix
Et que le long des sentiers fleuris
Trainaient deux souris
Jean de la Lune, Jean de la Lune !
Quand il se risquait à travers bois
De loin, de près, de tous les endroits
Merles, bouvreuils sur leur mirliton
Répétaient en rond
Jean de la Lune, Jean de la Lune !
Quand par hasard s'offrait un ruisseau
Il s'arrêtait sur place aussitôt
Trop petit pour le franchir d'un bond
Faisait d'herbe un pont
Jean de la Lune, Jean de la Lune!
Quand il mourut chacun le pleura
Dans son potiron on l'enterra
Et sur sa tombe l'on écrivit
Sur la croix ci-gît
Jean de la Lune, Jean de la Lune !
Notes
Paroles d'Adrien Pagès sur un air plus ancien et inconnu. La chanson a été publiée pour la première fois dans "Le Livre de Musique"de Claude Augé en 1896.

Remerciements
Contribution : Tatie Monique.


